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Clan du Crépuscule: Prioritaire // Clan de l'Aurore: Prioritaire // Clan de l'Aube: Ouvert

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 Douloureuse douleur...

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Edelweiss

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MessageSujet: Douloureuse douleur...    2014-06-22, 02:50

The pain of the soul is worse than you can imagine

Ce fut un vent frais qui me tira de mon sommeil. J’ouvris les yeux et eus le temps d’apercevoir les premiers rayons du jour qui explosèrent dans mon regard ensommeillé. Je me levai doucement, appréciant le silence qui régnait sur la grange endormie. J’étais située sous l’avant-toit. En contrebas, je pouvais apercevoir les deux chats errants qui étaient venus s’abriter pour la nuit. C’était un couple qu’on ne pouvait qu’envier.  Elle était une ancienne chatte domestique. D’un écaille-de-tortue rare, elle faisait des envieux. Lui, un chat sauvage d’un noir charbonneux. Grand, musculeux… Il avait quitté sa famille pour elle. Je les couvai d’un regard bienveillant quand un spasme de douleur m’aplatit contre le sol en me faisant miauler de douleur. Je restai prostrée dans cette position de nombreuses secondes avant que la douleur ne parte, me laissant, agonisante, sur le flanc. Je respirai bruyamment en gémissant douloureusement. Je sentis un souffle près de mon oreille. J’ouvris un œil et vu la chatte penchée sur moi me demandant si j’allais bien. Un haut-le-cœur enserra ma gorge. Ma propre faiblesse me donnait un goût amer dans la gueule.

Je me levai en feulant d’indignation. Toute ma douleur était partie aussi rapidement qu’elle était apparue. La tête haute, je descendis de mon perchoir et sortit de la grange avec aigreur. Comment pouvais-je être mise k.o. par une simple blessure infectée?  Par un coup d’œil vers mon flanc droit, je vis que la longue écorchure s’était de nouveau ouverte à certains endroits; De minuscules perles écarlates coulaient ça et là sur mes côtes, tâchant ma fourrure argentée. Avec un regard dégoutée, je vis une mouche se poser de ma blessure. D’un mouvement de queue,  je la chassai et me remis en route en trottinant.

Je traversai le territoire des chevaux. Ces grosses bêtes, étonnamment peureuses, s’étaient familiarisées à ma présence au fil du temps. Elles avaient même le culot de me poursuivre. Un coup de patte sur leurs gros nez les dissuadaient de toute tentative, heureusement. Après avoir traversée leur pâturage, j’arrivai dans mon territoire de chasse préféré, à savoir le marécage.
Quoique très humide et boueux, c’était l’endroit par excellence pour chasser le petit gibier. Par contre, le manque d’arbre et de refuge, en cas d’attaque, étaient affligeant. C’est en mettant mes deux pattes dans l’eau peu profonde que je me mis à me chercher un en-cas à me mettre sous la dent.

Le soleil s’était affermit. Ses doux rayons avaient tôt fait de sécher le sang qui me maculait. Ces croutes séchées, extrêmement odorantes, faisaient fuir toute forme de vie. Mon ventre, grognant sous l’effort, me fit prendre une décision irrationnelle . Je m’enfonçai dans un trou d’eau voisin dans l’espoir que ce bain improvisé puisse me laver de ces particules odorantes. J’étais donc étendue dans un trou d’eau, complétement vulnérable et visible. Puis, il y a eu ce bruissement.

Je me levai brusquement, cherchant la direction de ce bruit. Ce n’était pas un de ses bruissements vous avertissant qu’un petit animal se trouvait dans les fourrées. Non, c’était plus gros.
C’est à ce moment qu’un élancement atroce me déchira en deux. J’étouffai un gémissement de douleur. Un autre bruissement se fit entendre, plus près cette fois. Je feulai et sentis les poils de mon échine se soulever :

- Qui que vous soyez, sortez de votre cachette immédiatement, feulai-je.


J’essayai de me trouver une voie de sortie  vers laquelle je pourrais me sauver si mon intimidation ne parvenait pas à éloigner mon adversaire. Malheureusement, le mal continuait sa course dans mon corps, semblant transformer mon sang en feu liquide. Je brûlais littéralement de l’intérieur. Avec un haut-le-cœur, j’effectuai quelques pas vers le bruissement, mais mes pattes flanchèrent. Je me rattrapai de justesse et plaquai mes oreilles contre mon crâne feulant de nouveau avec force.
Ce jeu de dissuasion portait souvent fruit. Ma grande taille intimidante forçait souvent les chats de plus petites tailles à fuir, se sentant inférieur. Pourtant, je n’étais pas une grande menace. Je n’avais aucun talent de combattante. Je savais de défendre, certes, mais mes techniques d’attaque laissaient à désirer.

Le mal continuait de ronger mon corps. Je feulai de nouveau, mais avec moins de force. Mes paupières étaient lourdes et mes oreilles localisaient les sons avec difficulté. C’était donc cela que l’on éprouvait lorsque la mort venait nous chercher?[/font]

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Dernière édition par Edelweiss le 2014-07-09, 01:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-06-23, 07:00

Les pupilles dilatées, j'observais avec impatience le soleil se lever. Mon esprit divaguait de ça et là pour sentir sur mon âme les rayonnements de l'astre du jour. Quand enfin je pris l'infime résolution de sortir de ma tanière macabre, un pressentiment étrange m'envahit. Vous savez, ce sentiment nombriliste qui vous oblige à penser à lui, celui qui vous répète sans cesse qu'en cet instant là, vous devriez être ailleurs. Voyez, celui-ci m'avait cerné. Et même si, écouter mon instinct me mettais bien souvent en mauvaise posture, je me devais de remplir mon devoir de guérisseuse.

Regardant du coin de l’œil mon nouveau campement rétrécir, je hoquetais de plaisir à l'idée qu'un malade m'attende désespérément à l'entrée de ma grotte. Il était vrai que dans le clan de la Rivière, chacun étaient habitués à mes éclipses passagères. Dans l'Ombre, je me disais qu'ils n'allaient pas tarder à connaître mes habitudes. Déjà loin maintenant, je longeai le lac pour ne pas être trop dérangée par le clan de la Rivière. Mon cœur battait à la chamade et je me sentais malade, rien qu'en humant la forte odeur marine.  

Quand celui-ci fut dépasser, j'étais déjà plus sereine et moins angoissée. Les chevaux des bipèdes poussaient des hurlements qui me firent frémir, non loin de là. Accélérant mon allure, j'optais pour me reposer dans les marécages. Ce lieu était plutôt ragoutant, mais au moins, je ne risquais pas d'être dérangée. Il n'était pas difficile de l'apercevoir, cet endroit me semblait maintenant bien familier, puisque c'était ici que je passais les plus claires parties de mon temps à résoudre ce genre d'énigme irrationnelle.

Enfin, j'y étais. Je m'effondrai sur la terre humide, délectant la scène qui se jouait devant moi. Deux mantes-religieuses, d'une couleur verte que j’appréciais tout particulièrement, dansaient admirablement bien. Après les avoir détaillées sous tous les angles, je reprenais ma route. Étant d'une nature très fine et extrêmement petite, je me camouflais sans peine dans les hautes végétations qui bordaient la place. Ainsi, le manque d'arbre ne me gênait pas puisqu’il fallait avoir l’œil pour m'apercevoir.

Très vite, une odeur métallique et amère imprégna ma truffe. Du sang. J'avais la sensation que j'étais sur la bonne voix, d'autant plus qu'une plainte gémissante s'élevait dans les airs. Soudain, une voix témoigna de son mécontentement :

- << Qui que vous soyez, sortez de votre cachette immédiatement ! >>

Je souriais, mi-inquiète, mi satisfaite de m'approcher enfin de mon but. Soudain, je vis un faible corps se hisser à la surface. Entre les broussailles, il n'était pas bien difficile de l'apercevoir puisqu'elle était étonnamment grande. Se rabattant les oreilles, elle hurla de nouveau, puis entama son second cri plus faiblard. Voulait-elle me rendre sourde ? La voyant au bord de l'évanouissement, j'entamai un grand bond pour atterrir en face d'elle, une énorme plaie était béante.

- << Tu es vraiment insouciante, tu t'es baladée combien de temps avec cette chose sur ton flanc ?! J'hallucine, de nos jours les solitaires ça se prend pour des durs mais ça tombe comme des mouches. >> M’exaspérai-je.

Je m’éclipsais le temps de trouver quelques ingrédients curatifs, priant pour qu'elle ne perde pas connaissance entre temps. Quand je revins, il me semblait que ses yeux étaient encore à demi-ouverts. Je déposai devant elle des graines de pavot, l'obligeant à les mâcher, puis reparti récolter des toiles d'araignée un peu partout. Enfin, voyant que sa douleur se dissipe légèrement, je lui dis :

<< Cette instable mixture risque de piquer un peu, mais au moins, ta blessure ne s'aggravera... Pas trop pendant le trajet. Que ça te plaise ou non, je t'amène à mon campement. Le voyage est gratuit. Heureuse ? Là, tu disposeras des soins les plus remarquables. >>

Frustrée par son attitude, je dispose sans plus attendre les toiles d'araignée, la fixant dans les yeux.

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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-06-23, 17:03

Friend or Foe?


De mes paupières mi-closes, j’aperçue une petite chatte faire un bond prodigieux vers moi. J’émis un léger miaulement qu’elle ne dût pas entendre. Dans quelle lamentable position m’étais-je mis encore une fois? Je l’entendis vociférer contre moi et elle partit sans prévenir.

Pendant quelques minutes, je restai prostrée, le ventre dans l’eau. Essayant de reprendre mon souffle, je sentis le mal s’atténué ou bien je m’y étais habitué. Mes pattes, encore trop faible, étaient trop tremblante pour que j’essaie de me relever. Après un peu de repos, je serai prête à chasser de nouveau. Mes sens revinrent tranquillement. Mon odorat se précisa de même que mon ouïe. Je ne fus pas surprise en voyant la petite chatte revenir. Les yeux mi-clos,  je l’observai aller et venir, m’obligeant à avaler des graines. Je n’étais pas un oiseau tout de même! Je ne fis mine de rien, espérant n’être tomber que sur une chatte au grand cœur complétement folle.

Puis, elle me fixa de ses yeux bleus et me dit d’une voix impatiente :

- Cette instable mixture risque de piquer un peu, mais au moins, ta blessure ne s'aggravera... Pas trop pendant le trajet. Que ça te plaise ou non, je t'amène à mon campement. Le voyage est gratuit. Heureuse ? Là, tu disposeras des soins les plus remarquables.

Elle appliqua sur ma blessure ce qu’il semblait être des toiles d’araignées. J’étais tombée sur une chatte de clan, il ne manquait plus que ça. Les chats de clans… je ne leur vouais pas une admiration comme certains peuvent le penser. Je ne les détestais pas non plus, c’est seulement que sans eux… J’aurais plus de nourriture. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais transgressé leurs frontières, par erreur ou non. J’étais souvent tombée nez-à-nez avec ses chats aux coutumes étranges lors de parties de chasse. Habituellement, je prenais mes pattes à mon cou, espérant atteindre la frontière avant eux.  Mais, je ne m’enfonçais jamais dans le territoire, car là se trouvait leur campement. Tout le clan s’y rassemblait à ce que j’avais compris. Une multitude chat. Tout ce bruit causé par ces êtres félins.  Je frissonnai. Et cette jeune chatte pensait pouvoir me traîner là-bas… Je lui souhaite bonne chance.

Je me levai doucement et plantai mes yeux dans les siens. Une telle rage de vivre se découlait de ce petit corps et cela me fit froid dans le dos. Pourtant, je restai de marbre et lui dis d’une voix douce :

- Merci pour tes soins, mais je ne peux pas accepter l’offre que tu me fais. Ton clan n’acceptera jamais une… Solitaire? C’est bien comme ça que tu nous appelles?

N’attendant pas une réponse, je continuai :

- Je me souviendrai toujours de ton aide. Comment t’appelles-tu?

Je reculai de quelques pas et m’assis en face d’elle. Je sentais qu’elle aimait se faire respecter donc, je m’entendais à une réaction forte. Cette remise en question de son autorité devait l’avoir énervé, ça ne faisait aucun doute.  Je clignai des yeux doucement en l’observant d’un œil amusé.

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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-06-28, 09:11

La jeune chatte était manifestement en très mauvais état, et en tant que guérisseuse, je savais éperdument que la plaie pouvait être fatale pour une féline, même étonnamment grande. Je fixais la fissure qui s'étendait sur son flanc, hésitant parfois même à la toucher de peur de lui faire mal, même pour la voiler de toiles d'araignées. M'acharnant malgré tout, je ne la sens même pas tressaillir. J'en vins  à penser qu'elle se gambadait avec depuis des lustres, sans avoir hérité de soins. Soudain, elle commence à se lever, me disant d'une voix douce :

- << Merci pour tes soins, mais je ne peux pas accepter l’offre que tu me fais. Ton clan n’acceptera jamais une… Solitaire? C’est bien comme ça que tu nous appelles? >>

Manquant de lui ordonner de se rallonger, elle anticipe en poursuivant :

<< Je me souviendrai toujours de ton aide. Comment t’appelles-tu ? >>


Le poil lisse, je me lève en l'observant attentivement, essayant de déceler la raison qui la pousserait à mettre sa vie en jeu. Ne comprenant pas, et ne voyant aucun signe de dépression dans les yeux de la féline, je m'approche. Les oreilles dressées, à l’affût du moindre mouvement anormal de la jeune chatte, je la dévisage, la fixe, l'identifie. Enfin, je pars en ébullition :

- << Là n'est pas la question ! Si tu ne rentres pas, qui sais-je ? Ne te retrouverais-je pas à l'aurore, dans les flasques du marécage, morte ? La vie ne tourne plus avec une solitaire en moins qui rode dans les parages, tu comprends ? La vie ne tourne plus ! >>

Puis je fais les cents pas, réfléchissant, réfléchissant encore et encore à une solution plausible pour l'une comme pour l'autre. Les autres, ne pas l'accepter ? Quelle sottise ! C'est une jolie chatte dans le besoin. Un camarade de clan ne recule jamais devant une personne dans le besoin, surtout si c'est une jolie minette ! Alors non, non, elle se trompe, encore, elle se trompe !

<< C'est décidé ! M'exclamais-je
Si tu ne viens pas au campement, le campement viendra à toi ! Le clan de l'Ombre et même de la Rivière s'il le faut, des personnes acceptant de se balader pour emmener les remèdes qu'il te faut jusqu'à toi et les ramener dans les campements ! Je suis sûre, c'est faisable. >>


Heureuse et même en euphorie face à cette nouvelle idée, je m'éclipse une seconde fois pour lui ramener des herbes revigorantes. Ainsi, je tourne autour d'elle puis m'en abstient afin de ne pas provoquer chez elle un nouveau mal de crâne. Les plaçant devant elle, je lui demande de les mâcher, puis de les recracher. Après cela, je lui répond :

- << Moi... C'est Arbre des Possibles ! Ravie de faire ta connaissance. Et toi, jeune féline à la douce fourrure ? Est-ce plaisant d'être solitaire... Même à ton âge ? >>


Je me remémore des souvenirs de mon bref passage en tant que solitaire, j'étais particulièrement jeune... Mais quand on est grande, ce n'est pas la même chose, si ? Enlevant mon air pensif, je la regarde posément, comme admirative.

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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-07-08, 03:24

If I follow you…


Elle me fixa et esquissa quelques pas vers moi. Un peu indécise, je me raidis, préparant ma fuite. Ses yeux en amande me fixent. Je n’aime pas cela. Je la sens lire à travers mon être. Cette sensation me déplait instantanément. Puis, un changement anodin et elle fulmine :

- Là n'est pas la question ! Si tu ne rentres pas, qui sais-je ? Ne te retrouverais-je pas à l'aurore, dans les flasques du marécage, morte ? La vie ne tourne plus avec une solitaire en moins qui rode dans les parages, tu comprends ? La vie ne tourne plus !

Je suis sur le coup surprise de cet éclat de rage surtout de cette petite chatte, mais je suis en même temps flattée de ses paroles. La vie ne tourne plus sans une solitaire, je ronronnai très faiblement pour être sûr qu’elle ne puisse pas m’entendre.

Elle se mit à faire des allers retours devant moi, à mon grand étonnement. Semblant réfléchir profondément, elle me fait sursauter quand elle s’exclame :

- C'est décidé !Si tu ne viens pas au campement, le campement viendra à toi ! Le clan de l'Ombre et même de la Rivière s'il le faut, des personnes acceptant de se balader pour emmener les remèdes qu'il te faut jusqu'à toi et les ramener dans les campements ! Je suis sûre, c'est faisable.

Je sentis les poils de mon échine se soulever. Des chats venant dans notre territoire. Des chats de clans se promenant allègrement, faisant fuir nos proies. Je grimaçai. La faim m’avait déjà atteint plus que de raison… Ne faudrait-elle pas la réinviter si facilement?  Quand j’allais intervenir, elle agita la queue de joie et s’enfonça dans la végétation à proximité. Je me retins de pousser un soupir, la croyant partie rejoindre son clan. Mon soulagement ne fut que courte durée, car elle revint très rapidement. Elle m’obligea à mâcher des herbes infectes. J’obtempérai à contre cœur, espérant qu’elle parte le plus rapidement possible même si je savais que tout ce qu’elle avait dit, sur ma blessure et ma condition, était malheureusement que trop vrai. La mort me guettait déjà, je sentais cette froide étreinte me suivre.  

- Moi... C'est Arbre des Possibles ! Ravie de faire ta connaissance. Et toi, jeune féline à la douce fourrure ? Est-ce plaisant d'être solitaire... Même à ton âge ?

Je ronronnai sous le compliment, mais je la détaillai avec un regard se voulant doux. Qu’avait-elle dans la tête? Pourquoi ce changement radical de sujet? Je réfléchis quelques instants et miaula doucement :

- N’ayant que très peu côtoyé les chats de clans, je crois que je peux affirmer ne pas connaître toutes vos croyances, mais je peux  assurer que la vie de solitaire est difficile, mais plus… Calme que la vie en communauté. Les batailles sont plus rares, je crois,  et les territoires, définitivement plus vastes.  

Je fixai le vide quelques instants. Pesant le pour et le contre de cette brève escale dans un des clans. Si c’était un piège, je savais que je m’en sortirais pas. Par contre, mes chances de survie était bien mince dans un tel environnement. J’émis un léger grognement en guise d’agacement. Pourquoi fallait-il toujours que les histoires compliquées arrivent qu’à moi? En soupirant, je dis dans un soupir :

- Je viendrai avec toi si tu me promets qu’aucune bataille n’aura lieu si je t’accompagne.

Je me redressai, la dominant de ma taille et la fixa d’un air neutre. Ma queue balayait doucement l’air, trahissant ma nervosité.


[ Je sais, c'est assez court, désolé :/ ]

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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-07-08, 18:26

Ses yeux trahissent une certaine émotion qui me laisse perplexe, je n'arrive pas à comprendre ce qu'elle pense de moi, ni ce qu'elle essaye de me faire paraître. Cette idée était purement fabuleuse ! Mais allait-elle acquiescer ? Enfin de toute évidence, elle était pris au piège par un cruel dilemme. Être aidée ou enterrée avec un peu de chance sous la terre froide. Malheureusement, sa fierté risquait de l'emmener dans l'autre monde. Le clan des étoiles pourraient-ils l'accueillir, même en sachant qu'elle n'était pas des nôtres ? La réflexion de la jeune chatte se coupa nettement pour laisser place à un doux miaulement :

- << N’ayant que très peu côtoyé les chats de clans, je crois que je peux affirmer ne pas connaître toutes vos croyances, mais je peux assurer que la vie de solitaire est difficile, mais plus… Calme que la vie en communauté. Les batailles sont plus rares, je crois, et les territoires, définitivement plus vastes. >>


Je laissa passer un faible râle amusé. Vivre en solitude, c'était bien une chose qui me manquait à mon ancienne vie d'errance. Pourtant, la compagnie me faisait du bien, des règles, il y en avait trop, certes, mais qu'importe, puisque je commençais à m'y plaire ? Puis de toute façon, qui aurais-je à guérir dans les broussailles des autres terres ? Non, je suis guérisseuse, et... Il faut croire que je commence à être loyale.

Après, pour les batailles, elle avait bien de la chance. Mais pour les territoires plus vastes, ce n'est qu'une excuse, parce qu'au fond, elle n'a aucun abris fixe, aucune zone où elle peut réellement se sentir en sécurité, que c'est triste d’airer sans but, sans personne qui vous attend chez vous, sans rien qui vous retient à la vie que la solitude, et ce besoin de survivre à la difficulté de l'extérieur, des bipèdes qui vous chassent allant aux animaux hostiles qui n'hésiteraient pas à vous arracher la peau dès qu'ils en auraient l'occasion. Je ne la regarde pas, mais en arrière plan, je l'entend grogner et soupirer. Je suis sûre, elle réfléchissait, comme moi, mais à quoi ? Peut-être à ce dilemme qui l'attendait, où bien à un autre de ses soucis, puisque les solitaires ne peuvent vivre sans. Ces soucis qui les suivent à l'aurore quand ils se lèvent jusqu'aux crépuscules les plus noirs lorsqu'ils se couchent. Enfin, sa voix se porte comme un long soupir qui s'accroche à l’inlassable vide :

- << Je viendrai avec toi si tu me promets qu’aucune bataille n’aura lieu si je t’accompagne. >>


Victoire ! Mes yeux pétilles et je ne peux m'empêcher de rayonner de bonheur. Elle se leva, me fixant d'un regard neutre. Il était sûr que pour elle, ce choix ne devait pas être facile à digérer. Je me souviens, moi, comment aurais-je pu accepter une telle demande ? Méfiante, peut-être me serais-je volatilisée au péril de mon existence, ou pas. J'étais si... Imprévisible ? Le cœur battant à la chamade je m'approche d'elle, enroulant ma queue à la sienne, comme pour entamer un lien qui pourrait se rompre.

Ainsi, je la retire légèrement, aussi rapidement que mise, puis je pense à sa réponse. Comment pourrais-je lui promettre sa protection, alors que mon chef, avait un caractère qui me faisait tressaillir ? Les membres de mon clan ne me feront jamais barrière, puisque je suis l'arbre des possibles, celui qui ne se romps pas, même quand l'improbable survient. C'est pour cela que je me redressa pour lui faire face, en lui répondant d'une voix assurée :

- << Mon clan devra me passer sur le corps avant, s'il te veut du mal. Je te promet que rien ne pourrait t'arriver, tant que je serais là. >>

La tête relevée, le buste gonflé, j'entame la marche avec celle dont je ne connais toujours pas le nom. Après tout, est-ce vraiment important ?

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MessageSujet: Re: Douloureuse douleur...    2014-07-15, 19:10

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